Une nouvelle stratégie européenne

La Commission européenne a approuvé une nouvelle stratégie pour la biodiversité. Elle prévoit notamment de reconstruire 15 % au moins des écosystèmes endommagés à travers le développement des trames vertes, de faire contribuer les agriculteurs et les pêcheurs par une gestion durable de leurs activités et de lutter contre les espèces invasives.

Si dans l'UE, un quart des espèces animales est menacée d'extinction et 88 % des ressources halieutiques surexploitées, la stratégie européenne n'est pas seulement fondée sur un intérêt environnemental. « La protection de la diversité des espèces et des habitats permet de préserver la beauté de la nature, mais pas uniquement pour la beauté du geste, mais parce que c'est rationnel d'un point de vue économique. Il vaut mieux payer en ce sens que d'essayer de réparer les dégâts », a affirmé Janez Potocnik, commissaire chargé de l'environnement.

Selon l'étude TEEB (« L'économie des écosystèmes et la biodiversité »), la disparition annuelle des services rendus par les écosystèmes s'élèverait à environ 50 milliards d'euros. Elle montre que le potentiel commercial mondial des investissements dans le domaine de la biodiversité pourrait atteindre 2000 à 6000 milliards de dollars d'ici à 2050. Mais si cette stratégie européenne est saluée par les ministres de l'environnement des pays membres, elle ne satisfait pas tout le monde.

Pour Sandrine Bélier, députée européenne Europe Ecologie Les Verts, « il est décevant de constater qu'elle se caractérise par une absence de mesures concrètes. Le véritable test de l'engagement de la Commission pour lutter contre l'appauvrissement de la biodiversité est désormais dans les propositions qu'elle présentera cette année.. Le cycle du prochain exercice budgétaire, mais aussi la révision de la politique agricole commune et de la politique commune de la pêche seront révélateurs et cruciaux ».

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